*edit*
Vous savez ce genre de trucs qu’on écrit pour se vider le coeur et se soulager en même temps? Ben c’était ça. Ma dépression est belle et bien derrière moi. Cette année se terminait sans perspectives réelles et, ça me pincait le coeur un peu. Quoique, je vois l’avenir d’un autre oeil grâce à ma psy et tout le travail qu’on a fait depuis un an. Merci si vous vous êtes sentis appelé à m’écrire et me soutenir, j’apprécie vos commentaires. Vous savez, je m’en sors très bien. La médication diminue et à l’été, je devrais être en mesure de produire en masse de sérotonine toute seule et de voir la vie d’un bon oeil. Donc voilà pour ça. Tout va bien maintenant :)
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Je ne sais pas si c’est terminé.
Le niaisage, la solitude.
La recherche.
Je me suis donné un an pour voir si tout ça allait changer.
Le rejet, la dévalorisation.
Le travail, les amis.
Les amours.
Je me suis donné une année. Et que je sache, cette année-là se termine bientôt et, ya pas grand chose qui a changé. Ya rien qui a changé. Ou alors c’est kif-kif entre le bon et le mauvais. Entre les pillules et la déprime, entre les pertes et les gains, entre la mort et la vie.
Il y a un an presque maintenant, j’ai bien failli m’enlever la vie. C’est venu tout près, ça m’a prit par la gorge et je me suis écroulée. Tout est devenu noir. J’ai demandé de l’aide.
J’avais espoir qu’en me donnant encore un an, un an pour attendre, un an pour essayer de construire, de me reconstruire, qu’un an serait bien suffisant. Oui oui, c’est vrai, ya des choses qui se sont grandement améliorées. J’ai fait vraiment beaucoup de travail.
Pas eu ben ben de récompenses.
Des fois je me dis que j’ai pas de place. J’ai pas de place ici.
Que si j’existais pas, ça changerait rien. Et c’est ça qui me fait le plus peur.
J’en veux à la société de fonctionner comme ça. J’en veux au Monde de polluer et de se battre. J’en veux à la planète au grand complet de pas allumer. Je me sens impuissante et inutile devant tant de problèmes. Je me sens comme si je méritais pas tout ce que j’ai, pis en même temps, si j’avais rien, je survivrais pas.
Le rejet.
Cette semaine, dans différentes situations, on m’a rejeté 4 fois.
Une collègue, un gars, une amie, un collègue.
Je suis incapable de gérer ça, le rejet.
Ça me fait mal.
Et les gens pensent parfois que c’est facile et sans grandes conséquences de rejeter quelqu’un.
Ils sont dans le champs.