Vague

Divagation

Archive for septembre, 2011


Je l’aimais.

Je t’aimais. Je t’ai été fidèle. J’ai été patiente et, impatiente. Impatiente de rêves et de vie à deux. Ce que j’ai fait, je le referais, dix fois, vingt fois, jusqu’à plus soif. Et encore, cela irait au bout d’une éternité. Je t’aimais, mais ce n’était pas assez. Je t’ai aimé une fois, deux fois, 30 fois, 100 fois, qui sait à combien de fois je suis rendu. Tu m’as quitté, 50 fois au moins, tu es revenu, pas très souvent. Pas assez. Tu m’as été fidèle, tu as été patient, trop même. Et ce que tu as fait, je n’en veux plus. Je n’y crois plus. Tout ce que je veux maintenant, c’est des instants Polaroïdes, beaux et parfaits, à croire que je suis belle et adorée, une fraction de seconde. Comme un fix, un pixel de bonheur. Tu ne me quitteras plus, je te quitterai d’abord. Je ne finirai pas mon assiette et déjà, je serai ailleurs. Avec un autre, le premier qui voudra bien me faire croire que tu existes encore, que tu seras là à mon réveil, avec un café bien chaud et une caresse. Je t’aimais, et tu n’as jamais rappelé. Un rendez-vous manqué. Ce n’était pas assez.

Je préfère rêver.

Il m’est impossible de remonter le temps. Impossible de recommencer, de reprendre, de réparer bien des choses. Impossible de retirer certaines paroles, d’oublier, de les oublier. Ils m’observent, ces gestes qui me définissent bien malgré moi. Ils me suivent et m’empêchent souvent de me concentrer. Mes nuits abondent de moments où je recommence, reprend, répare, redis sans cesse ces paroles et ces gestes. En boucle, dans ma tête, à trouver une issue, une réponse, un début de solution pour rendre ma vision parfaite et limpide. Je ne peux que rêver des paroles, et parfois je préfère ma vision que la vérité. Je préfère rêver que je ne suis pas déçue. Je préfère rêver de toi. Je préfère rêver.

L’idéal

Trouver mon idéal. Car tout ceci n’est manifestement pas l’idéal. À tout le moins, pas le mien. Prise, éprise de liberté. Une liberté difficile à atteindre avec tout ce fardeau qui pèse lourd sur mes épaules. Cette valise peine de devoirs et d’obligations que je traîne à bout de bras. J’ai toujours pensé que le peu de sens logique dans ma vie, dans mes relations, avait foutu le camps à mes 25 ans, en février. Ce qui a suivit est un tableau ridicule de 8 années à me chercher une voix et à ne rien trouver du tout. À butiner, ça et là, à apprendre quoique sans avoir le sentiment d’avancer réellement. Et ce foutu sentiment d’éternel recommencement. Je me laisse bercer par les tempêtes, je tangue, j’ai bien faillit couler à pic. J’ai souvent l’impression que ma vie est régit par un tas de règles bizarres que j’aimerais abolir. Je voudrais trouver mon idéal avant de frapper une autre tempête. Je voudrais me sentir à ma place.

Se souvenir et penser à eux.

J’en étais à la 4ème année de mon Bacc en enseignement des arts plastiques. C’était un matin de stage et mon premier cours était donné quand la nouvelle a frappé le personnel. Sur les lieux de mon stage, une école publique de premier cycle, la journée avais débutée normalement, dans la bonne humeur et la lumière du soleil. À l’heure de la pause, le directeur général branche le téléviseur dans la salle des profs. C’était très inhabituel. La première chose que j’ai pensé : « Ah, les hommes et le sport… ». Intriguée, je me suis approchée pour visionner les images. Ce n’était pas un match de football.

Mon sentiment? L’effroi. L’incompréhension. Un avion avait percuté une des plus hautes tours de New York.

Ma réaction? J’appelle ma mère.

- Maman? As-tu vu ça?

- Oui, je regarde la télé là. C’est terrible. Yen a un deuxième qui vient de frapper l’autre tour là.

- QUOI?

Bien que la scène eût été à des kilomètres de moi, les sueurs froides et la chaire de poule se sont emparé de mon corps. L’effroi céda sa place à la peur, une peur viscérale. J’en avais les larmes aux yeux. Un ami était en visite à New York ce jour-là. Foued. Un tunisien. J’espérais très fort que rien de mal ne lui arrive.

La cloche sonne, je dû retourner en classe avec cette nouvelle dans le coeur, sachant très bien que mes élèves allaient sentir toute la peur qui m’envahissait. Et eux, ils ne savaient rien. Est-ce que je leur dit? Que faire?

10 ans déjà. Je ne me souviens plus comment on a annoncé la nouvelle aux jeunes. Je crois me souvenir d’un message du directeur à l’interphone, mais c’est vague. Ma tête ne pouvait arrêter de passer en boucle les images terribles que je venais de voir.

Quand j’y pense encore aujourd’hui, je suis fébrile. Je n’ose même pas imaginer ce que des gens impliqués de façon plus personnelle dans ce drame doivent ressentir. Que ce soit des survivants, des premiers secours, des témoins, des amis, de la famille… C’est si lourd à porter, la catastrophe, le deuil. Mes pensées vont vers ces gens, ces héros, aujourd’hui.

 

11 months already.

Bientôt un an. Ce jour approche, et je me sens comme toutes les fois où j’ai vécu ces premières fois, toutes ces fois où j’étais seule, toutes ces fois où tu n’étais plus là. Toutes ces fois où j’ai perdu quelqu’un, vécu un deuil; man I wonder where you are. Now my uncle is in hospital and doctors say hes not gonna make it until Christmas. And then I think of you. And then, selfish me thinks about what I lost over the year. Tu sais que, depuis, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de pratiquer mon anglais! Et j’ai laissé tombé Yulblog. Its not the same anymore.

I met someone this year! :) Remember what you said? « You have so much to offer to a boyfriend ». Tes mots résonnent encore dans ma tête. Mais ça foiré. Ça fait mal perdre quelqu’un, et ça guérit tout aussi mal. Au fond, on s’en remet jamais vraiment. Yen a qui disent que j’ai tendance à détruire tout, même inconsciemment, en ce qui concerne mes relations. Faudrait être fou pour croire ça. « Thats crazy shit ». Je sourie.

God. I wish I’ll find a friend like you again, in this life.