Vague
Archive for octobre, 2010
Alston Adams
Cette photo fût prise en mars 2010, yul10.
Je ne vais pas vous parler de la relation privilégiée d’amitié que j’ai entretenue avec Alston depuis 5 ans et demie. Je ne désir pas non plus faire des hommages publiques si rapidement, comme si on m’avait commandé un trio Mcdo. Je trouve que l’internet réagit trop vite. Je n’ai pas encore digéré la perte de mon meilleur ami de gars. Je suis incapable de vous lire, encore moins d’écrire quoi que ce soit qui ait du sens, qui soit assez beau et assez grandiose pour dire à quel point j’aimais cet homme, d’un amour fraternel et désintéressé, à quel point je suis triste, combien je t’admirais et combien ta présence me calmait. Combien ta présence me manquera surtout.
J’ai appris ta mort quelques 20h plus tard après que tu sois trépassé. Je me faisais couler du café dans ma classe, j’entamais ma deuxième journée de travailleuse permanente. Je ne sais même pas si tu as su ce grand bonheur qui m’a été annoncé à peine 5 h avant ton décès. Tu ne sauras jamais comme j’étais parfaitement heureuse le jour où tu nous a quitté, parce que, bien évidemment, je ne savais pas que tu étais parti. Mon café coulait, et j’ai ouvert Facebook.
Je ne voulais pas croire ce que j’y lisais. Je croyais presqu’au canular quand je me suis dit que personne n’oserait et que si c’était écrit RIP partout ça voulais dire que je t’avais manqué.
J’aurais voulu être avec toi Ali, jusqu’à ton dernier souffle. Te dire et te redire encore merci pour toutes ces belles phrases que tu m’as dites. Ces belles phrases que tu avais sans doute choisies de me dire,un mois avant, tu avais calculé ce que tu dirais, je le sais. Merci de m’avoir dit tout ça. J’aurais voulu être avec toi Ali, te dire et te redire combien je t’aime, combien je suis privilégiée de t’avoir rencontré et d’avoir été une amie pour toi.
Je ne serai pas citée dans les chroniques internet faisant ton éloge, parce qu’elles sont déjà publiées. Déjà oui. Si vite.
Et je n’ai pas écrit avant, simplement parce que j’en étais incapable. J’en suis toujours aussi incapable.
J’ai appris ta mort sur internet.
Le monde change.
La vie change.
Tu resteras dans mon coeur pour toujours, pareil à ce jour où je t’ai connu : beau, fougueux, captivant, éloquent…
J’ai si peu de mots pour tout dire.
Je vais au Yulblog ce soir, lieu privilégié de nos rencontres. Tu seras avec moi. Viens me rejoindre au bar. Je t’y attendrai.
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Stef

