Vague

Divagation

Archive for août, 2009


Peut-être est-ce déjà l’automne?

Normalement j’en parlerais ici. C’est mon échappatoire ici. C’est ici que je vais balancer des trucs plus ou moins flous, des trucs qui m’arrivent, des trucs que je garde pour moi, des trucs que j’arrive juste pas à dire. Quand ya personne pour me ramasser à la petite cuiller, quand ya pas d’épaule sur laquelle pleurer, quand ya juste personne à qui je voudrais le dire. Parce que, des fois, des gens sa se tanne d’entendre toujours le même refrain, alors ils ressortent les mêmes phrases toutes faites et moi ça me trou le cul. Ben oui, des gens sa se tanne. Je me mets à raconter mon histoire et je vois dans leur yeux la détresse : « Oh non, pas encore, mais qu’est-ce que je vais lui raconter cette fois? »… ça me donne le goût de gerber. Plus personne ne me croit maintenant, yen a trop eu, trop. Alors je balance ces mots dans le vide. Ça ne fera de sens que pour moi et puis après je me sentirai peut-être un peu plus libre.

4 jours. Cela fait 4 jours maintenant. Et je ne sais pas trop pourquoi la rivière se gèle ainsi, peut-être que c’est déjà l’automne? Peut-être que c’est moi qui est froide et qui gèle toute l’eau du bout des doigts? Regard vide. Chambre vide. Valise vide. Disparu. L’été est bien terminé pour moi. Est-ce que je l’ai vraiment vu passé? Je l’ai sans doute rêvé, ce bel été. Je l’ai sans doute rêvé. J’ai somnolé 2 mois durant, c’est ça. C’est sûrement ça. Consolez-moi…

Après 2 mois, 6 livres de fondues. C’est bien ça. Une chose très bien même. J’ai fait 70 abdos aujourd’hui. C’est super. J’étais faible en cardio par contre. Je n’avais pas encore soupé, quand j’ai l’estomac dans les talons ça ne court pas très bien. Bon, je devrais dormir. Allez. Sinon j’aurai les yeux bouffis demain.

To do list

 J’ai 31 ans. Il y a des choses à cet âge qui frappent à notre porte et qui espèrent entrer rapidement avant que le temps ne tourne. La trentaine, c’est la mi-temps et c’est aussi l’heure du bilan. Il y a des choses que j’ai acquises comme l’expérience de vie, une grande capacité d’adaptation, des valeurs familiales, de bons amis… Je peux cocher la carrière aussi. J’ai une carrière, oui, je suis une enseignante. Je vais bien gagner ma vie grâce à cet emploi et j’ai beaucoup d’avantages malgré les nombreux inconvénients. Je loue toujours un appartement par contre, ça c’est une chose que j’aimerais changer. Alors que d’autres ont leur maison, leurs enfants même, j’ai toujours pas les moyens d’acheter une maison. J’aimerais avoir une maison, un toit à moi. Et les enfants, ça n’a jamais été une priorité. Mais j’y ai repensé récemment. 

À faire le bilan comme ça, je me rend compte qu’il y a encore beaucoup de choses à cocher dans ma to-do-list. S’il y a bien une chose à laquelle je tiens dans ma vie, c’est de bâtir une relation de couple solide et aimante avec quelqu’un de signifiant pour moi, un homme que j’aime. Et ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé, je n’y suis jamais encore arrivé. Et si je n’y arrivais pas? Je serais bien malheureuse d’attendre ça de ma vie et que ça ne m’arrive pas. Mais j’y tiens!  Je veux ça. Je souhaite que ce soit ça. Ne me dites pas de m’inscrire encore sur un de ces sites de rencontres… ça fait 5 ans que je perd mon temps là-dessus. Et mes rencontres les plus marquantes ont toujours étés celles qui furent les plus inattendues. 

J’occupe ma vie à plein de choses intéressantes en attendant. Et pendant ce temps-là, il y a des moments plus difficiles.

N’importe quoi

Buddha

J’ai comme un monticule de frustrations accumulées que je passe dans mon entraînement. Ça aura ça de bon: dépenser de l’énergie c’est aussi se défouler. Pis je me suis défoulée en masse ce soir. Yen aura pas de facile. 

J’ai vu Bouddha cette semaine, je lui ai donné un sous et je lui ai demandé un truc. On va voir si Bouddha existe.

Un élève que j’ai détesté ya 2 ans est entré dans ma classe aujourd’hui. je suis allée le voir et je lui ai dit :  » Fais-toi plaisir mon homme, change de cours. »

Je ne trouve plus ma brocheuse. Ça veut dire quoi? Que j’ai mal rangé mes affaires? Que c’est le bordel chez-moi? Qu’inconsciemment je ne veux pas retourner au travail? Ou toutes ces réponses?

J’ai trouvé un super beau café internet pas loin de la job… je sens que je vais me faire des nouveaux amis.

C’est le temps des messes basses à mon école; tous le monde a une crotte contre la directrice. Ça regarde mal.

Je veux… Vraiment? Je sais pas trop… faut que j’y pense.

Je n’aurai plus jamais le courage de le dire en premier.

Est-ce que?

Est-ce que?

Encore cette phrase dans la tête au couché… au réveil… torture.

Ko-ko-ko-ko-kokanee

N’importe quoi, je t’appelais dans a nuit pour te dire, n’importe quooooooooiiiiiii

Je vous ai dit que j’étais saoule? ah ben c’est fait.

Bonne nuit.

Girl from Montreal

Je suis la fille de Montréal. La fille sexy de Montréal. Celle avec qui on peut passer du bon temps. Mais je suis bien plus que ça. Oui. Bien plus. Habiter à Montréal, c’est juste comme un bonus. Je dirais même plus, ça ne me défini pas du tout. La situation géographique pourrait changer du tout au tout et je serais la même. La même fille, partout. La même femme. Créative. Passionnée. Et pas sexy, non. Mignonne, cute, maybe. Féminine. Indépendante. Timide. La même ici qu’ailleurs. Branchée. Douce. Attentionnée. Aimante. Et des filles comme moi, yen a pas. Ya certainement pire et ya sans doute moins pire que ça. Mais des comme moi, yen a pas deux. Il y en a une, elle est à Montréal. Elle est mignonne et pas bête. Elle aime les hommes ouverts et francs. Les mecs comme elle. Branchés. Doux. Attentionnés. Aimants. Elle attend le gars. Le gars sexy de Montréal ou d’ailleurs. Celui avec qui on peut passer du bon temps. Mais celui qui est bien plus que ça. L’homme qui pourra être pour elle bien plus qu’un amant. D’ici ou d’ailleurs, celui-là même qui sera créatif et passionné. Gentleman et mâle, au masculin singulier.

Partir

Je veux partir, je veux voyager.

Je voudrais voir le monde. Ça ne me dérangerait pas de tout laisser tomber et de partir. Du moins, un an. Je n’ai pas de pénalités si je quitte un an, je ne perd pas ma place dans la liste de priorité au travail. Je pourrais le faire. Bientôt peut-être. Ou peut-être devrais-je attendre d’être titulaire d’un poste permanent et demander un congé différé. Ça devrait être le cas avant mes 35 ans j’espère.

Il y a tant d’endroits à visiter, à découvrir. Il me serait facile de tout quitter. J’aimerais vivre en nomade et le mieux serait de partager cette aventure avec un homme bien sûr. Je pourrais vivre un an en Grèce, apprendre à parler le grec. Je pourrais vivre un an au Japon ou au Laos, apprendre les dialectes locaux. J’aimerais parler plusieurs langues. Pourquoi pas Annecy, en Italie, et l’île de Madagascar, la Guyane française, la Suisse, l’Autriche… tant d’endroits que j’aimerais voir. Et me perdre à Ola en Russie, à Maputo au Mozambique, à Fortaleza au Brésil, à Klaksvík dans les îles Faroe, à Véracruz au Mexique… 

Je voudrais voyager, je voudrais partir.

Femme phénoménalement

 

FEMME PHENOMENALE…

Belle fille, je me demande quel secret je renferme
« Il est mignon, il a le canon d’un Top Modèle… »
Mais si je leur dis cela, eux me répondront :  »Elle ment la belle!! »
En vérité, c’est l’ampleur de mes bras, mes hanches potelées, la vigeur de mon pas et mes lèvres ourlées…

Je suis femme phénoménalement, 
Femme phénoménale tout bonnement!

Je parais dans un salon, sans façons ni froufrous
et tous les hommes, comme des métronomes, se lèvent ou tombent à genoux!

Ils tournent autour de moi et savent que mon amour est doux.
En vérité, c’est le feux de mes yeux, l’éclat de mes dents, ma taille qui virevolte, mon pas toujours pimpant!

Je suis Femme phénoménalement, 
Femme phénoménale tout bonnement!

Les hommes, pour lire en moi, font des pieds et des mains
Ils s’evêrtuent et se tuent devant mon mystère féminin
Quand j’essaie de les éclairer, ils restent aveugles
En vérité, c’est ma chute de rein, le soleil de mon sourire, le rythme de mes seins, la grâce que j’ai à offrir!

Je suis Femme phénoménalement, 
Femme phénoménale tout bonnement!

Maintenant, vous comprenez pourquoi je ne baisse pas la tête
Je n’ai pas à rougir ou bondir, ou bien crier à tue-tête
Quand vous me voyez, vous devriez me faire fête!
En vérité, c’est le « cli-clac » de mes talons, mes cheveux en souplesse,
la paume de ma main, leur besoin de tendresse, car 

JE SUIS FEMME PHENOMENALEMENT,
FEMME PHENOMENALE TOUT BONNEMENT!

Tiré du film Poetic Justice.

Profiter du moment présent

- « Pourquoi laisser tomber? » m’a-t-elle demandé.
- « Parce que. »
- « Ça fait trop mal? »
- « Oui. »
- « C’est plate de laisser tomber une occasion pareille simplement parce qu’on a des désirs, des besoins autres qui concordent pas nécessairement maintenant mais, plus tard, qui sait? … C’est tellement rare que ça fit, dans le temps, dans le lieu, dans la pensée… »
- « Ouin. »
- « Alors que maintenant, tout baigne! … Ça marche non? »
- « Ben, oui, ça marchait. »
- « Ça marche pu? »
- « Ça marcherait peut-être encore si certaines choses qui ont été dites ne l’avaient pas été . »
- « … des choses…? »
- « Ben oui, des choses… »
- « Je vois. N’empêche que je pense que c’est rare, et que c’est beau, et qu’on devrait en profiter quand ça passe. »
- « Moi j’ai un problème avec le mot « profiter » dans ta phrase. Parce que justement, ya en profiter et profiter, tsé veux dire? La ligne est bien mince entre les deux. »

♥ ou pas

J’♥ dire bonne nuit et bon matin.

J’♥ pas le mot « fashionista ».

J’♥ les bras et les bracelets.

J’♥ pas les bonbons surs.

J’♥ les nuits chaudes.

J’♥ pas les matins gris.

J’♥ les framboises et le pain baguette.

J’♥ pas les gens qui changent d’idée et qui disent pas pourquoi.

J’♥ les caresses sur mon front.

J’♥ pas les faux-semblants.

J’♥ le silence.

J’♥ pas les adieux.

Antony

Écoutez-le.

Et ensuite, observez.

Appréciez, encore.

C’est désarmant.

Ça me fait du bien. Sa voix pure.

Protégé : L’univers, les tiroirs et autres histoires d’amour

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