Vague

Divagation

Archive for janvier, 2009


Black and Red

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Longtemps j’ai porté du rouge et du noir.

Que du rouge et du noir.

Cette période de ma vie correspond sans doute à la période la plus productive artistiquement parlant de mon existence. Le noir neutre et le rouge vif. Une dualité qui me collait à la peau. Me colle toujours assez bien à la peau d’ailleurs. Je me suis amusée ce soir, à reprendre le foulard rouge, à refaire un maquillage grossier, à jouer avec les contrastes. Ce soir, j’ai dix années en moins. Dix années que je n’ai pas vues passer.

Redondance

« Ça commence à être redondant. »

J’avais prononcé ces mots, sachant très bien que c’était la réalité. Ce n’était pas une blague. C’était un constat désolant. Toujours le même refrain, again and again. Toujours les mêmes. Ça commençait à être redondant il y a cinq ans de ça… on imagine aujourd’hui l’état de mes pensées écrasées par cette platitude cent fois renouvelée. C’est encore et toujours aussi redondant, aussi pareil à hier. Il y avait du porto et du chocolat. Next thing you know, mon corps s’évade, quitte mon esprit. Il erre. Mon corps n’a plus de sentiments, de repères. Et les rares fois où, par je ne sais quel chemin, il se trouve au détour d’un incontournable, il s’échappe. Il court. Très vite. Tic tac. Puis disparaît.

Il était là, comme un témoin de Jéhovah posté dans le cadre de porte, à s’expliquer, à m’expliquer des choses que je n’entendais pas. J’ai juste dit: « Ça commence à être redondant… tu vas manquer le porto et le chocolat. » C’est là que tout à commencé: le refrain, le manège, tout. Cinq ans plus tard, ça tourne encore. Tic tac. Ça commence par le doute, ça se concrétise, ça se réalise, ça s’éloigne, ça s’évanoui; de peur. Puis ça recommence.

« Et si ». Et si je faisais quoique ce soit, ça n’y changerait rien. J’en ai déjà trop fait, trop dit, ça s’est évaporé. Et la vapeur d’eau, c’est éphémère. Ça reste collé au miroir quelques minutes, quelques secondes, puis ça s’en va aussi vite que c’est venu. Ça part, sans laisser de traces, ni vu, ni connu. Ça ne laisse qu’une impression de déjà vu, d’une vie croisée qui n’est pas la nôtre.

Et pourtant, et pourtant… qui n’est pas si loin.

C’est le temps qui passe

Note to self:

Janvier 2009. Ça fait maintenant 4 ans.

Je me félicite pour tous mes efforts, ma ténacité, même si ça n’a pas toujours été facile, même si ça m’a coûté cher. Et je ne parle pas juste de cash ici. On a tous des épreuves dans la vie, c’est la mienne. J’ai été courageuse, et, merci au temps qui passe, je vis mieux avec aujourd’hui.

C’est vrai des fois que, le temps arrange les choses, ou du moins, les adoucis.

Entre les murs

Alors, je vais me faire un devoir d’aller voir ce film, histoire de me rassurer un peu en voyant qu’en France, comme partout ailleurs, c’est vraiment pas de la tarte mon métier. Le film Entre les murs est en nomination pour 5 Césars et est également en liste pour un Oscar, meilleur film étranger.

Tout est parfait

J’avais oublié.

J’avais oublié que je voulais voir ce film.

Je voulais le voir, pas juste pour les grafs de Sake qu’on voit dans le skateparc, mais parce que tout le monde en parlait, et que la bande annonce m’avait fait de quoi. Il passait à Super Écran ce soir. Je me suis bien emmitouflée pour le regarder. J’étais tellement prise dans le film que j’ai pas entendu mon cell sonner.

 

Jamais j’aurais pensé pleurer autant par contre.

Ya certains plans que j’ai trouvé inutiles, mais sinon j’ai adoré ça. Je suis touchée et un peu chamboulée.

Bande-annonce du film ici.

Ah oui et la musique officielle est d’un groupe islandais nommé Mùm… j’en ai écouté quelques unes et wow j’aime ça.

Ça m’agace

Ce qui me dérange chez toi?

La bague que tu portes au doigt!

Minuit pile, il est heureux.

Minuit pile. 

Le sommeil me guette, mais l’envie de tout voir est plus forte.

Comme ils sont beaux, ensemble. Comme ils ont l’air heureux… inspirant. Doux visage du matin endormi, cheveux en bataille et pourtant, l’air d’un ange. Petit moment capturé que j’envie. Simple, angle en plongée, assurément prise à bout de bras et à l’insu de l’autre. Le blanc, la pureté, le minimalisme, bon nombre de qualités qui composent cette image.

Et ceux-là, quel lien les unis? Celui de la peur, de l’habitude? Non. Que voyez-vous, chers élèves, que voyez-vous? Une robe, une cravate… et un regard foudroyant. Certes, elle n’a rien de plus que des étoiles dans les yeux. La voyez-vous? La petite lueur de plus sur la cornée? Le reflet du soleil ou de la lampe, on ne sait trop, mais on gagerait que c’est de l’amour. Ya de la magie dans cette photographie.

Je n’aime pas celle-là. Elle me pue au nez. Avez-vous remarqué la ressemblance? Tout-à-fait. On dirait que c’est moi. Passe.

C’est vrai que l’on peut tout voir dans une photo. On peut rapidement tirer des conclusions plutôt plausibles. On peut savoir un tas de choses sur les gens en regardant ce qu’ils portent, ce qu’ils font, où ils sont… Leur classe sociale, leurs valeurs, leur quotidien. Ici, on voit le bonheur. Où, chers élèves, où? Dans le sourire, la posture, le regard… Une image qui vaut mille mots.

Oui, une image vaut mille mots et celle-ci me dit mille fois d’aller me coucher. D’arrêter de la regarder.

Il semble bien. Heureux. C’est ce qui compte après tout.

Il est minuit, il est heureux.

Digression à gogo

Christine blogue en pro maintenant :)
Grâce à bibi qui lui a démarré un beau WordPress tout neuf! Yé!

J’aime beaucoup son titre de blog… ça fait très Christine en effet!

Tu sais quoi Christine, je suis tombée sur le blog d’un pédagogue-à-gogo récemment (!)… p-e un futur collègue…

Be-bye Bye Bye

Franchement. Je ne voulais pas en parler mais là, franchement.

C’était de l’humour! Moi je l’ai trouvé super le Bye-Bye de cette année! Je l’ai trouvé beau, original, esthétique et drôle. Mais avec ce qui se passe, je crois qu’on peut définitivement dire be-bye au Bye Bye, parce que plus personne ne voudra en faire! J’ai rien trouvé de raciste dans le Bye Bye. Si ça se trouve, le prochain Bye Bye sera entièrement blanc, alors on reprochera aux Québécois de ne pas vouloir intégrer ses immigrants… Pis René-Charles là… c’est vrai qu’il a les cheveux trop longs! Je pense que c’est la première chose que je me suis dite la première fois que je l’ai vu : « va te faire couper les cheveux le pouilleux! » (pour reprendre la célèbre phrase de Slapshot). Come ON! C’est faire une tempête dans un verre d’eau, vraiment! Et voir Véronique et Louis s’excuser comme s’ils étaient accusés de meurtre au second degré à la télévision j’ai trouvé ça d’une bêtise! COME ON!

Jean-François, c’est un stand-up comic, un humoriste. Son personnage du gars frustré, c’est un personnage. En dessous du personnage, il y a un gars, un gars comme tous les gars. Je ne pense pas qu’il méritait tout ça, au contraire.

Moi, je commence à être tannée des conflits à la « accommodements raisonnables »… et si moi je suis tannée, j’imagine que je ne suis pas la seule. Un moment donné ça va péter ce truc-là. Le gouvernement a beau faire son gros possible pour financer des émissions de télé comme « la petite mosquée dans la prairie » histoire d’amadouer le peuple, mais je vous le dis, un moment donné, quelqu’un, quelque part, va en avoir plein son casque. Pis ce jour-là, des accommodements raisonnables, yen aura pas, malheureusement.

Grosse comme un poux

Janvier 2009. Bientôt 4 années seront passées depuis mon premier Yulblog, celui de mars 2005. La curiosité m’a amené à revisiter toutes les photos tagguées yulblog dans flickr. Il y en a quelques unes de moi, les cheveux très longs ou très courts… 

En 2005, je me pensais énorme. J’ai toujours pensé que j’étais énorme. En réalité, j’étais grosse comme un poux comparé à aujourd’hui. En 4 années, j’ai pris 25 livres. Du poids que je ne perd pas. Et en 2005 j’en avais 10 à perdre… ce qui veut dire que je devrais en perdre 35 aujourd’hui pour atteindre mon poids-santé tel que recommandé par les médecins. C’est beaucoup. C’est colossal en fait. Ça représente près du cinquième de mon poids total. J’ai très envie de me payer un programme d’entraînement avec nutritionniste et entraîneur perso. J’hésite. Ça me gêne. J’ai peur de pas en être capable et de jeter mon argent par les fenêtres. Ce serait la solution idéale car je n’ai pas assez de discipline personnelle pour commencer à m’entraîner toute seule, je sais que je me trouverai un tas de défaites pour ne pas y aller. J’aimerais trouver une amie qui veuille faire le même programme que moi, histoire de s’encourager à y aller. Quelques fois je me dis que je serais prête à tout pour retrouver un corps attirant, surtout en célibataire que je suis. Et d’autres fois, je me dis que… je ne suis pas sûr que ça en vaille la peine. À qui ça fera le plus plaisir? À moi? Mon égo? À cet être inexistant que je n’ai toujours pas rencontré?

Certains prêchent qu’il faut s’accepter tel qu’on est. D’autres dirons que c’est génétique. D’autres affirment qu’on doit être en santé, être en forme pour vivre pleinement. D’autres encore ne se gênent pas pour me faire remarquer mon gain de poids des dernières années. D’autres n’ont qu’à détourner le regard pour que je comprenne que « je ne fais pas le poids ». J’ai pas de leçon à recevoir de personne. Je voudrais bien y arriver, mais il me manque la volonté de le faire. Il manque de quoi.