Vague

Divagation

Archive for mai, 2008


L’épicerie vedette

L’homme – Eye, c’est Stéphanie.

La femme – Qui ça?

L’homme – La gagnante d’Occupation Double.

La femme – Ah oui, la petite « insérez un adjectif péjoratif » du lac St-Jean…

Quand je me suis retournée dans la file de l’épicerie pour savoir qui était ce couple qui bitchait sur Stéphanie d’Occupation Double, j’ai remis la revue qui parlait d’elle dans le rack et qui j’ai vu?

Marie-France Bazzo et un illustre inconnu qui pourrait être son père. J’ai trouvé ça très drôle et j’ai du me retenir pour ne pas éclater de rire…

 

Ça, c’était hier. Aujourd’hui, c’est Martine Frank que j’ai croisé à l’épicerie.

 

 

Ben là cé poche man

C’tu moi ou le monde du blog est rendu plate à mort? Pis je m’inclus là-dedans là. Me semble que ce n’est plus aussi le fun qu’avant. Asteur, ce que je trouve le fun, c’est faire du montage. Qui veut faire un film avec moi? :) 

Les impôts!

Bon. Enfin. Revenu Québec m’a envoyé mon retour d’impôts, finalement. Ils sont caves, je leur avait pourtant signfié mon changement d’adresse en automne dernier… 400 beaux dollars. Yé. On se demandera pas trop où est-ce qu’il s’en va…

Down the drain.

 

Cicatrice

« Qu’est-ce qui t’es arrivé? »

Je me souviendrai toujours de ce gars-là, de l’air sensible qu’il avait pris, de l’inquiétude dans sa voix. Sa compassion m’avait touchée même si je savais que le lendemain venu, il ne serait plus là. Une histoire d’un soir parmi tant d’autres.

Ya pas beaucoup de gens qui le savent, et ceux qui le savent, bien souvent, oublient car je la cache admirablement bien : jamais porté de bikini ou de chandail bedaine, rien de trop moulant non plus, depuis plusieurs années. Depuis toute ma vie en fait. J’ai une cicatrice. Une cicatrice au ventre. Une chaire charcutée alors que je n’avais que 20 jours, c’est pour ça que j’ai dit « toute ma vie »… 

- Qu’est-ce qui t’es arrivé?

Il caressait ma cicatrice de ses doigts, l’embrassait.

- Ah ça : sténose du pylore.

- En français?

- Conduit bouché entre le duodénum et l’estomac. 

-…

- Inquiète-toi pas, ça date de ma naissance.

Est-ce que je ne l’ai jamais revu à cause de ça? Je ne le saurai jamais. Ni pour lui, ni pour les autres. N’empêche que je trouve ça drôle les gars qui s’attendrissent quand je raconte cette histoire-là (dont vous venez d’avoir la version abrégée). Drôle, oui, parce que moi je vis avec depuis toujours. Bien qu’elle me soit une source de souci constant quand il est temps d’être intime avec quelqu’un, je ne me sens pas faible pour autant et ça me surprend toujours les gars qui me font sentir comme une petite bête à protéger. Je n’ai nul besoin de protection. Pas aujourd’hui. Et encore moins de pitié.

D’une chirurgie par contre… je dirais pas non. Avec les années, cette balafre est devenu un poids. Puisque faite lorsque j’étais encore un nourrisson, elle a eu de la difficulté à grandir avec moi. Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une honte, mais j’aimerais pouvoir m’en débarrasser comme on se débarrasse d’un morceau de linge qui ne nous va plus…

À 20 ans, j’ai tenté de m’en défaire. Mais ce n’était malheureusement qu’une « simple question d’esthétique » pour l’assurance-maladie qui refusait de payer la bévue d’un chirurgien déjà mort, de payer les pots cassés d’une chirurgie vieille de 20 ans qui, disons-le, n’a pas été un succès entier. Certes, le pylore ne m’a plus jamais donné de trouble, mais la cicatrice a un défaut: elle est collée à des chaires profondes, ce qui occasionne un enfoncement entre les côtes et du fait, deux bourrelets qui n’existeraient pas si cette dernière n’était qu’en surface. Bref, c’est pas super beau et ça tire vers l’intérieur. Et parfois, cet étirement ne fait pas du bien. Devant le refus de l’assurance-maladie et la dépense incroyable qu’une seconde chirurgie occasionnerait, j’ai du me résoudre à passer ma vie avec.

Je préférerais qu’on me dise qu’on m’admire pour ma tolérance, qu’on apprécie mon courage plutôt qu’on s’imagine que je suis faible, qu’on me prenne en pitié. En fait, je suis forte. Forte d’avoir enduré ça pendant 30 ans maintenant. Forte d’avoir supporté les commentaires disgracieux des autres quand j’étais enfant. Forte de n’avoir point pleuré quand toutes les copines portaient des bikinis et que je devais m’en priver.

J’aimerais tant conclure cet article en vous disant quelque chose comme « enfin, le jour est venu d’effacer tout ça » mais ce n’est pas le cas. Et pour tout vous dire, je ne sais pas du tout comment conclure. Faque c’est ça.

 

 

 

 

The last kiss

Je ne me lasse pas de ce film. Je vais bientôt connaître toutes les répliques par coeur. Ce n’est pas le meilleur film au monde, mais il me rejoint, d’une certaine manière. Grâce à mon nouvel ordi qui roule cent fois plus vite que l’autre, j’ai trouvé en un tourne-main la merveilleuse trame sonore (ça doit être un peu pour ça que j’aime tant ce film à bien y penser). Je suis tombée amoureuse. J’aime bien quand une trame sonore de film me fait cet effet-là. Et la meilleure est sans contredit Hide and Seek du band Imogen Heap. Vous pouvez en entendre un extrait par ici, de même que toute la bande sonore d’ailleurs. J’ai vraiment les larmes aux yeux quand j’entend cette chanson-là, allez savoir.

J’ai trouvé aussi le blog de l’acteur principal Zach Braff (oh non, c’est sûrement pour lui que j’aime tant ce film finalement…). Il n’update pas souvent son blog par contre. Mais c’est toujours intéressant d’avoir un contact direct avec une personne qui nous est tombé dans l’oeil, même si on sait que cette personne s’adresse à un public large et qu’elle sait que c’est tout à fait impersonnel. Ça fait un petit velours pareil.

 

 

 

Regards

 

Trop, c’est trop.

Surmenage. Il reste 40 jours. J’ai les yeux bouffis, trop pleuré. Et il va falloir que je travaille plus. Il va falloir que je fasse des sous. Beaucoup de sous en 40 jours pour repayer mes erreures. Et je suis en retard dans ma correction en plus. C’est un cycle vicieux hein, trop travailler, oublier des choses, pogner une amende, devoir plus travailler pour la payer, oublier encore plus de choses… être encore plus fatiguée. Et en plus, ça fait 4 nuits que je dors mal, vraiment. Je peux-tu avoir un break?

Je travaille ce soir, à Montréal, j’ai pas de char. Vraiment le fun. Je dois aller au Gala festifilm dans Côte-des-Neiges et donner les prix. Va falloir que je prenne le métro à Laval après l’école. Peut-être même que je me passe de souper parce que j’aurai pas le temps avant le gala. Et demain, réunion à 8h30, comédie musicale jusqu’à 22h00. J’aurai même pas le temps de faire du lavage.

La criss de police ingrate

Je conduis depuis que j’ai 17 ans. Aucune contravention de vitesse, aucun points de démérite. Je circule avec un vieux bazou de 257 000 kilo que je n’ai pas le moyen de remplacer. Ça fait des mois que je me prive pour acheter mon mac et je ne l’aurait sûrement pas acheté si mes parents ne m’avaient pas donné 500$ en cadeau à ma fête. Si mes amis ne m’avaient pas offert 100$ non plus et surtout, si je n’avais pas emprunté 2000$ à la caisse. Qu’on se le dise: être prof criss, ça paye pas. Pis là le coût de l’essence grimpe en flèche et moi, bête et stupide que je suis, j’oublie de payer mon permis à ma fête parce que l’ostie de saaq n’est pas foutu de m’envoyer le câlisse de papier. Avec tout ça, j’avais réussi à me mettre un peu de sous de côté pour l’été et, à cause du policier M. Grenier de la police de Montréal, tout vient de partir en fumée. Même pas d’avertissement, rien, non. À la place, une amende de 438$ que je n’ai strictement pas les moyens de payer. Je suis en colère. Je paye mes taxes tabarnac, je suis une bonne conductrice criss pis on me demande de me vider les poches pour un simple oubli naïf. Pourquoi faire payer les bonnes personnes hein? Le nombre de connards qui me dépassent tous les matins sur la 19 eux, quand est-ce qu’ils vont payer? Je suis horriblement en colère. Poussez-vous de mon chemin cette semaine parce que le prochain va payer pour le dernier c’est clair.

test

Mon oeil

Hé oui, je suis une mutante.