Prise de conscience. Pas de commentaires.
Il y a un net décalage entre la personne que je suis, la personne que je crois que je suis quand je me vois, la personne que les autres voient quand ils me voient et la personne que je pensais être. Je suis ordinaire, quand je me vois je me trouve très ordinaire, les autres me disent que je suis belle et je me pensais pas pire pen toute. Ça veut-tu dire que je suis ordinaire, que j’ai mal aux yeux, que les autres me mentent ou que je fabule? Passons.
J’ai lu le texte du Voyou ya pas 5 minutes; celui-là. Plaire à sens unique. Est-ce qu’on est vraiment certain de plaire quand on pense qu’on plait à quelqu’un? J’ai fait le test plusieurs fois, sur Facebook entre autre à l’aide d’applications stupides, et j’ai conclu que je plais un peu à 1 gars sur 5. Dans la vraie vie, je n’en suis pas si certaine, mais bon. Poussons les hypothèses. Si je plais à 20% de la populasse mâle, et que (inversement) seulement 20% de la gente masculine me plaît, ça réduit les chances de trouver un match parfait à 10% et moins. Et sur ces 10%, il faut calculer qu’il y en a un certain nombre que je n’aurai jamais la chance de rencontrer (mettons -2%) et/ou qui sont déjà pris (-3%). Encore faudrait-il que je m’entende bien avec (-2%). Il reste 3%, c’est dans le mince ça.
Vous aurez compris que je rigole avec tout ça. Beaucoup de gars me plaisent au premier coup d’oeil. Je vous avouerais même que la première impression que j’ai eu de mon plus récent ex était très mauvaise. J’avais faillit décamper avant que la première date soit complétée! Ce que j’aurais du faire, on s’entend, mais ça c’est une autre histoire. Non, je le sais pas, c’est comme une espèce de magie weird. Et aussi un peu d’inconscience.
Je les vois les signes quand ça marche pas… Ils sont GROS DE MÊME pis je ferme les yeux. Je disais que j’avais eu 4 chums l’autre fois, c’est vrai. Le premier avait un dentier. Toutes mes amies sont d’accord pour dire qu’il était, comment dire doucement, laid. Mais moi je le trouvais bien. Il avait une vie complètement débalançée et j’ai fermé les yeux, un an.
Le deuxième relation, la plus longue. La plus romantique, la plus déchirante, la plus plate aussi. Un beau gars, mystérieux, indépendant, absent. J’ai fermé les yeux 5 ans.
Le troisième chum. Relation bizarre, étouffante, contraignante, j’ai fermé les yeux 2 mois.
Le dernier, je l’ai laissé après 6 mois en disant que je voulais du sérieux. 6 mois plus tard, il est revenu, disant qu’il était sérieux. Trop romantique; je l’ai repris. 6 mois plus tard, il me quittait disant que ce n’était pas ça qu’il voulait.
Maintenant, j’ai les yeux ouverts. La dernière rupture a vraiment été la goutte qui a fait débordé le vase, ou même, arrachée les paupières. Lucide. J’essaie de rentrer ce mot dans mon vocabulaire.
J’en suis revenue aux aventures sans lendemains. Facile, sans entretient, pas casse-tête ni casse-pied, sans fla-fla ni déjeuners. Si je lui plaîs? On s’en fou. Sauf que, je viens de me faire prendre à mon propre jeu… Meet l’Homme-Everest.