Vague

Divagation

Archive for mars, 2008


Le célibat, un mode de vie?

Oh wow. Avez-vous vu ça?! Allez sur www.condos-a-vendre.ca et visitez l’annonce C-008013. Wow. C’est ça que je veux. Avec une chambre de plus, je sauterais dessus. Mais je serais incapable de me le payer. Pourquoi? Parce que je suis célibataire.

Véro est en train de regarder pour s’acheter un condo dans notre coin. Depuis qu’elle m’a montré les plans, l’idée s’est fait un petit chemin dans ma tête. Un petit oui, car 180 000$ pour un 3 1/2 sur 2 étages, ça ne me rentre pas dans la tête. Payer ça seule, ça reviendrait à dire que je devrais le payer jusqu’à 60 ans. C’est de la merde! Ce n’est pas une façon de vivre! Faudrait que je me trouve un 3 ème emplois et après ça, j’aurais du temps à consacrer à quelqu’un dans ma vie? Non.

Voyez, ça c’est l’inconvénient majeur du célibat pour moi, celui qui vient au deuxième rang, tout juste après l’impossibilité d’aimer et de partager sa vie avec quelqu’un. Être célibataire, c’est être confiné à vivre avec de petits moyens, à payer un petit loyer dans le vide et être obligé de faire de la co-location ou de débourser une fortune si on veut devenir propriétaire. Je vais avoir 30 ans bientôt, l’heure du bilan je suppose, et je n’ai aucune envie de vivre seule, jusqu’à 60 ans, dans cet appartement. Aucune.

Les vagues étaient belles…

Le sommeil. La paix absolue. Un rare bonheur. J’habitais la maison de grand-mère Fleury. J’en avais hérité, je ne sais pas en quel honneur puisqu’elle nous a quitté il y a déjà 10 ans. Je fais souvent le rêve que j’hérite de cette maison, ou de celle de grand-mère Savard. Chaque fois ça me fait sentir tout drôle.

Elle était comme neuve, la maison, avec des parquets propres qui luisaient au soleil. De grands rideaux transparents flottaient sur la brise légère qui entrait par la porte de derrière. Par cette porte, j’accèdai à une splendide plage privée. L’océan semblait sans fin, sombre, calme et profond. J’enfilai mon maillot pour faire comme les voisins, au soleil couchant, et me tremper un peu. Les enfants riaient, les vagues étaient belles. Je t’ai vu par la fenêtre me regarder. Mon bel amour, mon étalon était de retour. À peine baignée par l’eau chaude, je choisi, plutôt que de me prélasser dans l’eau, de venir à ta rencontre. Une fois à l’intérieur, je me suis dénudée pour me sécher. Je me rapelle t’avoir entendu dire un doux « magnifique » avec un grand sourire dans la voix. Qu’est-ce que tu faisais là? Pourquoi habitais-tu cette maison avec moi? Tes bras, je n’arrivais qu’à voir tes bras, et ton torse, pas ton visage. Mais je savais que c’était toi. Je savais que c’était dans tes bras que je me réchauffais. J’aurais voulu que ce rêve n’eût jamais de fin.

In vino veritas

4 mois. C’est pas beaucoup mais on dirait qu’avec le temps, ça passe plus vite, mais c’est plus long en même temps… Je m’exprime très mal. Ça doit être le vin blanc du pays d’oc que je suis en train de siroter: Viognier 2006. Un vin vieillit en fût de chêne. J’adore les vins de fût de chêne.

4 mois. Déjà 4 mois célibataire. Quand je pense à tout ce que j’étais prète à faire… pour lui… partir vivre dans le nord, accepter ses 3 enfants sous notre toit, ne jamais avoir d’enfants de lui, me taper plus long de route pour la job et les amis; tout ça pour être avec lui. Ça lui a fait peur. Il a réagit comme le deuxième en disant qu’il ne voulait pas être responsable des conséquences. Il trouvait ça trop gros. Trop généreux. C’est fou tout ce qu’on peut faire pour les gens qu’on aime. C’est fou comme ça peut leur faire peur aussi.

De moins en moins de liquide dans mon verre, de plus en plus dans mes yeux… sacré Viognier hein… « In vino veritas » m’a-t-il chuchotté. In vino veritas…

La femme médecin qui à l’air bête vient de me téléphoner. Elle n’avait pas l’air bête ce soir. « Tout est beau », a-t-elle dit, « Tout est négatif ». J’ai jamais été aussi contente d’être négative moi. C’est OK. Je ne suis pas enceinte.

Waiter, je vais prendre un autre verre de vin.

J’ai collé mon nez sur le mur blanc du corridor, monté les bras bien haut, puis j’ai fermé les yeux. Tu sais, quand tu essaies d’oublier pis que tu pars sur une go? Ben cé ça. Tu sais, quand tu as le coeur fragile pis que tu joues au toff? Ben cé ça là.

Milles morceaux de murs blanc sur le parquet de bois franc, comme milles morceaux de coeur à recoller ensemble. Milles fragments de rêves évanouis comme milles gouttes de vin engloutties. Milles choses à pardonner, milles trucs à ensevelir, milles courages à prendre avec ses milles mains.

Auto-évaluation

Bon. Je lui pique 2 choses en 2 jours. :) Le Voyou s’est évalué lui-même, sur différents points. Pourquoi ne pas essayer… Est-ce que ça va vous donner une bonne ou une mauvaise opinion de moi? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que Laurent va trouver ça stupide dès la première ligne et qu’il va continuer de lire quand même, juste parce que j’ai mis son nom.

Ahahaha! :)

Apparence physique: 7/10
Charisme: 7/10
Ouverture d’esprit: 7/10
Intelligence: 8/10
Habiletés manuelles: 10/10
Culture générale: 7,5/10
Sociabilité: 4/10
Pacifisme: 6/10
Générosité: 8/10
Aptitudes musicales: 9/10 (il me manque l’oreille absolue)
Aptitudes sportives: 4/10
Détermination: 7/10
Attitude générale face à la vie: 4/10
Sens de l’humour: 7/10

Pis Laurent? Qu’est-ce que tu en penses? Shoot.

This aint a popblog

Vous aimeriez que je vous parle de mes dernières trouvailles sur youtube ou e-bay? Vous souhaiteriez que je vous montre des photos de ma cuisine rénovée? Peut-être espérez-vous que je vous fasse lire ma liste d’épicerie? Vous voudriez sans doute m’entendre annoncer une toune avec une voix sensuelle dans un podcast en français pis en anglais ensuite?

Nah. This aint a popblog. Impersonnel.

C’est un blog perso. Et c’est malheureusement ce que vous risquez de retrouver ici: des tranches et des tranches de vie, plus ou moins floues, accompagnées de quelques fantaisies, histoire de rigoler un peu. Je n’écris pas ici pour être jugée. Non. Pour discuter, ok, pour partager, ok, dans le respect; le reste…

Plaire, oui, mais à combien?

Prise de conscience. Pas de commentaires.

Il y a un net décalage entre la personne que je suis, la personne que je crois que je suis quand je me vois, la personne que les autres voient quand ils me voient et la personne que je pensais être. Je suis ordinaire, quand je me vois je me trouve très ordinaire, les autres me disent que je suis belle et je me pensais pas pire pen toute. Ça veut-tu dire que je suis ordinaire, que j’ai mal aux yeux, que les autres me mentent ou que je fabule? Passons.

J’ai lu le texte du Voyou ya pas 5 minutes; celui-là. Plaire à sens unique. Est-ce qu’on est vraiment certain de plaire quand on pense qu’on plait à quelqu’un? J’ai fait le test plusieurs fois, sur Facebook entre autre à l’aide d’applications stupides, et j’ai conclu que je plais un peu à 1 gars sur 5. Dans la vraie vie, je n’en suis pas si certaine, mais bon. Poussons les hypothèses. Si je plais à 20% de la populasse mâle, et que (inversement) seulement 20% de la gente masculine me plaît, ça réduit les chances de trouver un match parfait à 10% et moins. Et sur ces 10%, il faut calculer qu’il y en a un certain nombre  que je n’aurai jamais la chance de rencontrer (mettons -2%) et/ou qui sont déjà pris (-3%). Encore faudrait-il que je m’entende bien avec (-2%). Il reste 3%, c’est dans le mince ça.

Vous aurez compris que je rigole avec tout ça. Beaucoup de gars me plaisent au premier coup d’oeil. Je vous avouerais même que la première impression que j’ai eu de mon plus récent ex était très mauvaise. J’avais faillit décamper avant que la première date soit complétée! Ce que j’aurais du faire, on s’entend, mais ça c’est une autre histoire. Non, je le sais pas, c’est comme une espèce de magie weird. Et aussi un peu d’inconscience.

Je les vois les signes quand ça marche pas… Ils sont GROS DE MÊME pis je ferme les yeux. Je disais que j’avais eu 4 chums l’autre fois, c’est vrai. Le premier avait un dentier. Toutes mes amies sont d’accord pour dire qu’il était, comment dire doucement, laid. Mais moi je le trouvais bien. Il avait une vie complètement débalançée et j’ai fermé les yeux, un an.

Le deuxième relation, la plus longue. La plus romantique, la plus déchirante, la plus plate aussi. Un beau gars, mystérieux, indépendant, absent. J’ai fermé les yeux 5 ans.

Le troisième chum. Relation bizarre, étouffante, contraignante, j’ai fermé les yeux 2 mois.

Le dernier, je l’ai laissé après 6 mois en disant que je voulais du sérieux. 6 mois plus tard, il est revenu, disant qu’il était sérieux. Trop romantique; je l’ai repris. 6 mois plus tard, il me quittait disant que ce n’était pas ça qu’il voulait.

Maintenant, j’ai les yeux ouverts. La dernière rupture a vraiment été la goutte qui a fait débordé le vase, ou même, arrachée les paupières. Lucide. J’essaie de rentrer ce mot dans mon vocabulaire.

J’en suis revenue aux aventures sans lendemains. Facile, sans entretient, pas casse-tête ni casse-pied, sans fla-fla ni déjeuners. Si je lui plaîs? On s’en fou. Sauf que, je viens de me faire prendre à mon propre jeu… Meet l’Homme-Everest.

Sexy chocolat

Mes élèves me font chier.

Alors, je m’empiffre de chocolat noir acheté au Chocolat Favorit de Lévis en fin de semaine. « Le meilleur chocolatier du monde », dit-elle en se pourlèchant les babines… Et je pense bien aller me chercher des sushis, histoire de me gâter un peu plus. Non, je vous l’interdit, ne me rapellez pas mon double menton que j’arbore fièrement à Radio-Cacane cette semaine ou je vous pitch dans le four à broil!

L’Homme-Everest

L’Homme-Everest, celui qu’on atteint par son point faible.

Celui aussi qui nous fera redescendre du plus haut versant en une avalanche simple, traître et meurtière. L’incommensurable, le trop-ci-pour-être-vrai, la nième, le tout à la fois : c’est tout ça mis ensemble et tellement plus. Un défi personnel, un septième ciel inattendu, la découverte de soi.

Atteint et déjà, tombée dans la liste oubliée; celle des exploratrices mortes au sommet, celle des pas assez bien pour l’Homme-Everest.

Conseils pratiques pour une utilisation sécuritaire de Facebook

1. Prenez-vous une adresse hotmail spéciale lorsque vous vous inscrivez sur le site. Vous n’imaginez pas toute la « junk » que facebook vous enverra si vous avez le malheur d’écrire le mot « macbook » dans votre status. Vous éviterez ainsi de contaminer votre boîte e-mail.

2. Dans la page sur les renseignements confidentiels, cachez votre e-mail aux autres utilisateurs. Si ce sont vos amis, ils devraient déjà la connaître, non?

3. Ne pas écrire votre numéro de tel à la maison, ni votre code postal, encore moins votre adresse civique! JAMAIS! Si par malheur vous écrivez dans votre status que vous êtes à Québec pour 5 jours et que votre adresse figure dans votre profil, ne vous attendez pas à retrouver votre maison en parfait état au retour…

4. Ne pas accepter de demande d’ami venant d’une personne que vous n’avez jamais eu l’occasion de fréquenter dans la vraie vie et/ou de gens que vous ne connaissez pas.

5. Conseil pour les gars: si vous êtes en couple, écrivez-le et linkez votre douce moitiée. Car, si votre douce voit que vous ne le spécifiez pas, elle croira que vous prenez Facebook pour un site de rencontres et elle aura raison. Et là, vous risquez de tomber vraiment célibataire.

6. Conseil pour les filles: si vous n’êtes pas en couple, écrivez que vous l’êtes quand même. ahahaha. Ça évite ben du trouble…

7. Dans la page des confidentialités, choisissez de n’être jamais visible en ligne. Pour personne. Ever.

8. Confidentialités toujours, dans le mode « recherche »: choisissez de n’être visible que pour vos amis et votre réseau. Ça vous évitera de vous faire harceler par des inconnus qui vivent à l’autre bout du monde et qui cherchent on ne sait trop quoi.

9. Si votre profil est à votre nom, c’est-à-dire, votre véritable nom, évitez de mettre une photo de vous nu. Non mais, ça l’air innocent de même, mais vous ne voulez pas que votre boss ou votre mère tombe là-dessus. Je répète: pas de photo de nu. Anyway, saviez-vous que Facebook se déclare propriétaire de TOUT ce que vous y publiez? Photos, vidéos, articles de blogs… il peut revendre ça en tout temps, à n’importe qui… pas de creativecommons là-dessus. Ce qui m’amène à mon dernier point du jour:

10. Ne pas publier de vidéos, photos ou d’articles de blogs sur Facebook car, dès que c’est publié, même si on les retire après, vous en avez perdu les droits. Pensez-y. Bip!

Les marmots

À 15 ans, je croyais dur comme fer que j’aurais des enfants avant mon Deadline-Barbie, c’est-à-dire 27 ans. J’arrive à 30, dans 30 jours.

J’en voulais quatre. Benoît, Laurent, Christopher et Nathaniel. Quatre gars, oui, parce qu’à 15 ans j’étais écoeurée des filles. Je me disais que si j’avais gaspillé 15 ans de ma vie à ne pas avoir de chum dont 4 dans un couvent, je devrais vivre le reste de ma vie entourée de garçons, pour compenser. J’étais ben trop romantique et/ou folle, c’est au choix.

Aujourd’hui, j’en veux pu. Je ne trouve plus rien de magique dans le fait de procréer, sauf la pratique, bien sûr. Ça ne me dit plus rien. Benoît, Laurent, Christopher et Nathaniel n’existeront pas. Je n’aurai pas de grand souper familial autour d’une tablée de 10, ni de chicane de baseball. Je n’aurai pas de grande maisonnée sur un rang ni de lits superposés. Pas de partie de pêche. Je suis ben trop ben célibataire, et/ou en couple une fois de temps en temps quand ça adonne, pas trop le choix.

Ça prenait des conditions gagnantes minimales, et je ne les ai pas eu. J’ai eu 4 chums pas sérieux, pas willing et pas stables. Des soupirants sérieux mais où il n’y avait pas de réciprocité. Et là, je suis amoureuse de l’homme-Everest… Ya rien de winner là-d’dans. Je suis ben trop malchanceuse, et/ou aveugle, et bientôt je n’aurai plus vraiment de choix.