Vague

Divagation

Archive for février, 2008


Rayon X

Je me suis réveillée tout doucement, au son du jappement du petit maudit chien d’en arrière, et tu étais là. Je ne sais pas trop pourquoi, mais tu étais là, et tu me serrais dans tes bras comme une couverture bien chaude, une rassurante présence. Quand j’ai bougé le pied, tu t’es évaporé.

Je me suis levée. « Le monde entier me voit en petite tenue quand je me lève, faudrait vraiment que je pose mes rideaux » me suis-je dit en observant mes voisins. La porte n’était pas barrée. Bizarre. Mon lavage et celui des voisins traînait dans la salle de bain. Tiens, un costume de fraisinette… qu’est-ce que ça fait là ça? Comment ça mon linge sale est mêlé avec mon linge propre? ah non 9h00! VITE! Faut que je prenne une douche, merde, je vais être en retard pour mon rayon X!

Je me suis réveillée en sursaut. Le chien du voisin n’aboyait pas car il le fait à 7h00; il était 8h45. Tu n’étais pas là. Les rideaux non plus. C’est vrai que je devrais les poser. La porte était barrée et mon lavage à sa place. Ne me restait qu’à prendre une douche, mon rayon X est à 13h00. J’ai le temps.

Puzzle

Il y a sûrement un moyen. Je ne sais pas lequel, mais j’ai confiance que je trouverai, un jour. Une façon de tout dire, sans faire fuir. Une manière de comprendre et d’accepter.

Ça ne peut pas être seulement ça, la vie. S’émerveiller de petites choses,  s’énerver pour d’autres. S’accomplir, s’inquiéter, s’ouvrir, se mentir, s’émanciper, se courir après, se rattraper… ya forcément un morceau de puzzle qui traîne sous le tapis, ou qui est passé dans la balayeuse.

J’en ai très envie, mais ce serait déraisonnable. Qu’est-ce qui est raisonnable au fond? Est-ce si raisonnable d’être soi-même? De savoir qui on est et ce qu’on veut? Ça ne m’a pas apporté grand chose jusqu’à présent. Et si je reste vague, ce n’est pas parce que je refuse d’être vraie.

Ici et maintenant, Stef. Éloigne-toi pas trop.

Il ne suffit que d’une lettre

Aujourd’hui, dans ma boîte de déception, aucun nouveau message.

Fuck les talons hauts!

Ouin. J’ai fait ma pitoune samedi, à l’enregistrement de l’Union fait la f., et maintenant j’en paye le prix. Jamais j’aurais imaginé que de porter des talons de 3 pouces pendant plus de 5 heures me mettrait en arrêt de travail, et pourtant, c’est ce qui arrive! Je fais une lombosciatalgie D avec signes de discopathie. J’aurais aimé vous dire que c’est parce que j’ai dansé le disco avec Patrice L’Écuyer mais non… c’est aussi bête que ça. Le doc a dit: arrêt de travail pour 2 semaines. Fuck les talons hauts!

I need a hug.

PS: Les émissions seront diffusées du 24 au 28 mars. Enjoy!

St-Valentin des célibataires

Ça l’air que c’est à soir…

Voir le groupe Facebook.

Que faites-vous?

SOTW… finito?

Ouin, je ne sais pas exactement de combien de temps je suis en retard, mais je viens de me rendre compte que toutes mes capsules star of the web sont hors ligne… je trouve ça triste, je n’ai même pas d’enregistrement de ça… Je me rappelle d’un téléjournal pas piqué des vers que j’aurais aimé garder… Il ne reste que ça sur le site:

Site hors ligne

Stars of the web is offline… maybe it will be online soon, or never. ;-)

Qui vivra verra, j’imagine…

L’éveil

Ces temps-ci, j’écris mal, je dors mal, je mange très mal et je parle encore plus mal. Une vraie artiste, dans le sens péjoratif. La cervelle à off et pourtant, je produis. On me veut partout et tout le temps, je n’ai pas le temps de penser que j’en oublie mon portfolio à côté de la photocopieuse pendant plus de 24 heures… Heureusement qu’il y eut Paul, le concierge pour me le retrouver…

Je vis un état d’éveil. Je sens la fièvre de l’artiste qui monte en moi. J’ai même envie de peindre, ce qui ne m’était pas vraiment arrivé depuis 5 ans, mis à part les quelques commandes reçues. Mais j’hésite…

Comme j’aimerais me lever un matin, passer un tablier autour du cou et me mettre à l’oeuvre. Sentir la peinture glisser, hésiter entre deux teintes, salir la place comme il se doit sans en oublier chacun de mes dix doigts.

Comme une envie de tout lâcher, de libérer une force en moi, de vivre de peinture, de sexe, et d’alcool. Parce qu’entre vous et moi, ces choses-là vont très bien ensemble…

« C’est osé comme poésie Madame! »

J’ai partagé le poème ci-bas avec mes élèves en ce jour dernier de St-Valentin, pas juste parce que je suis une romantique finie mais aussi parce que nous étions à compléter un projet d’enluminure médiévale d’un poème de leur cru.

Pour ceux qui ne connaissent pas George Sand, ce n’est pas un homme, mais bien le nom de plûme d’une femme. La chanceuse et romantique écrivaine entretenue une correspondance avec son amant, le non moins romantique et célèbre Alfred de Musset, dont voici mon extrait favorit:

Quand je vous jure, hélas! un éternel hommage
Voulez-vous un instant je change de language ?
Vous seule possédez mon esprit et mon coeur
Que ne puis-je avec vous goûter le vrai bonheur ?
Je vous aime, ma belle, et ma plûme en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin, de mes vers, lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset

Cette grande faveur que votre ardeur réclame
Nuit peut-être à l’honneur mais répond à ma flâmme!

George Sand

Facebook et lockout de Cupidon

J’ai pu de Valentin pour ce soir… Cupidon fait la grève cette année. Yé trop fatigué de m’entendre chiâler après. Ya juste ma mère là qui m’a envoyé une carte virtuelle musicale que tout le monde a entendu dans la salle de profs… quoi de plus gênant? Mais bon, ya un gars-inconnu de Facebook qui m’a écrit aujourd’hui (!?!). Un match de l’application « Are you interested? ». Quand même flattée la fille.
Moi je dis que le slogan de Jean Coutu s’applique aussi à Facebook.

« On trouve de tout, même un » *ajoutez tout ce que vous voulez*.

N’importe quoi Stef.

Ultramoton

C’est fou ce que je peux passer de ultrapépée à ultramoton en quelques jours à peine.

J’aurais juste le goût de me blottir dans une catalogne avec une mégatasse de chocolat chaud Baileys, une demi-douzaine de magazines de filles, 2-3 films tristes et une boîte de kleenex.

J’ai vraiment le moton.