Vague

Divagation

Archive for janvier, 2008


Les mystères

Comment se fait-il que je tombe toujours sur du monde de même… Porter le drapeau défenseur de l’art autre que figuratif, j’en ai ma claque. L’époque de l’art figuratif et réaliste est révolu, depuis un bail, qu’on se le dise. Le prochain qui me dit « ouin mais un carré blanc sur fond blanc là, scuse, j’aurais pu le faire »: je le tue! En plus de ne plus être actuel comme débat (parce que ce tableau-là date de 1918) ce genre de commentaire démontre une étroitesse d’esprit qui me fait profondément chier.

On peut-tu dire que ma date d’hier a perdu des points?

Oui.

Guidoune, c’est quoi?

Dans mon ex-blog, j’avais écris un texte qui a fait le tour de la francophonie. Ma mère hier, m’a écrit pour me dire qu’elle avait entendu mon texte à la radio.

Voici le lien: http://www.cjmf.com/podcast.php?Id=6&Date=2008-01-21

dans l’extrait de 17h30-17h45. :)

Métamorphose et osmose

Voilà. Un peu plus de deux mois se sont écoulés et la blessure cicatrise. J’ai fait un bon de géant vendredi alors que je rencontrais quelqu’un au bar la Rive Gauche…

Étrangement, c’était son parfum. Rive Gauche. Hasard, destin, je me demandais pourquoi cette nouvelle rencontre m’apportait du même coup un parfum de passé. J’y ai vu une occasion de faire une boucle, et j’ai eu raison.

Avoir su que celà m’aiderais à tirer un trait plus définitif sur lui, il y aurait longtemps que je l’aurais fait! Mais, chaque chose en son temps, je suis convaincu que c’est arrivé juste au bon moment.

Je n’ai pas eu le courage d’en parler à mes amies hier soir, alors qu’on se préparaient à passer la soirée au POP80, et pourtant ça se prêtait bien à la conversation. Je ne sais pas, j’avais assurément peur de connaître leur opinion là-dessus.

Comment dire. Vendredi, j’ai fait l’amour à un inconnu. Et ça m’a transformé. C’était l’osmose.

Buzzz!

Je ne sais plus quoi dire qui ne me fasse moins sentir ridicule dans toute cette situation de merde. « Osez le grand amour » est le titre du livre que je lis en ce moment. (Stef, tu as jeté 20$ aux poubelles en achetant ça si tu veux mon avis!) Il devrait me redonner confiance et au lieu de ça, il me fait sentir affreusement coupable. Je suis d’accord, jusqu’à un certain point, nous sommes responsables de notre bonheur. Mais là wo menute… La clause de la flush royale doit certainement manquer à l’appel dans ce bouquin… (Stef, espère juste que ça ne mettra pas 3 ans a cicatriser comme la dernière fois!).

Déplacé et dégueulasse, c’est ce que mes amies pensent du dernier coup de fil de mon ex. (Stef, elles ont raison!) Le plus bizarre, c’est que je suis convaincu qu’il est convaincu d’avoir posé un geste tout à fait normal et sans conséquence aucune… BUZZZZ! Mauvaise réponse. Je suis horriblement déçue, peinée, et j’ai beaucoup de mal à croire que j’ai été aussi aveugle. Être à ce point égoïste, ça me rend malade. Qu’est-ce que je lui dirai la prochaine fois? Je n’ai pas envie de l’engueuler. Je ne l’ai jamais fait et je ne vois pas pourquoi je commencerais aujourd’hui. (Stef, il ne mérite plus ton amitié…). Je sais.

Asti que je le savais pareil!

Situation: La fille aime le gars, le gars aime pu la fille. Le gars laisse la fille avec classe, la fille a aucune raison de lui en vouloir ou de le détester. Le gars veut pas « la perdre » complètement, veut continuer à la voir pis toute la patente. La fille elle, elle l’aime. Comme une folle. Elle continue de l’aimer malgré tout, convaincu que le gars vit juste une passe. Elle s’ennuie de lui. Elle l’espère. Elle croit encore qu’un jour, il va débarquer chez eux avec une demi-douzaine de fleurs pour lui dire « c’est toi », comme il l’avait déjà fait l’an passé…

Le gars lui téléphone un mercredi soir 9 janvier :

- allo?
- allo… dit-il d’une voix grave.
- salut, ça va? dit-elle, douce et joyeuse.
- oui… j’avais envie d’entendre ta voix… dit-il d’une voix encore plus grave.
- … ah oui?..!… dit-elle, toute heureuse et naïve.
- mmm oui.
- C’est gentil ça :)
- Ceci est un appel obscène…
- Hein? Qu’est-ce que tu veux dire là?
- Ce matin, je me suis masturbé en pensant à toi…
- HEIN?

Criss de gars.
Criss de maudits gars poches.

Asti de gars plates que chu pu capable.

L’entremetteuse

Ouin.

Je ne parle pas de moi-là.

Imaginez-vous donc que ma collègue et voisine de bureau vient d’apprendre que je suis célibataire. Je ne l’aurais pas dit si j’avais su qu’elle était ZE-entremetteuse-in-chief. Tsé, du genre qui anime du speed-dating le samedi soir dans une grande discothèque improvisée de Laval (dont je vous épargne le nom) et qui aussi a passé à la télé (me semblait qu’elle me disait de quoi!) dans le câdre d’une émission sur le sujet à TQesse…

Je sens que je viens de me faire embarquer.

La belle affaire!

Bon!

Voilà. Une fiche réseau-patate de plus de remplie. Sitôt, je lance une recherche: voyons voir…

un homme
hétéro
28-35 ans
non-fûmeur
célibataire
avec ou sans enfants
ne veut pas d’enfants
baccalauréat
6′ et +
région: bah, tout le québec tien!

Je pensais que ce n’était pas trop demandé… eh bien figurez-vous que je n’ai eu que 3 résultats.

Et qui était mr #1?

BEN OUI QUI D’AUTRE!?

Mon ex.

Bordel.

Les cerveaux de malheurs

Générosité, assurance, gentillesse, reconnaissance, sollicitude et joie.

Il faut vraiment que je devienne tout ça.

Mais parfois je me sens aigri, mesquine, jalouse, méchante… parfois? non. Un peu plus souvent… C’est affreux… Et j’agis même de cette manière. J’ai l’impression horrible qu’il me manque quelque chose et ça me rend complètement dingue. Si seulement je pouvais arrêter de réfléchir quelques temps, je m’en porterais sûrement mieux.

Maudit sois-tu, cerveau de malheurs…

Et patati…

Bon, eh bien, puisque vous tenez tant que ça à le savoir et que vous avez étés si nombreux à m’écrire… je vais vous le dire : il ne s’est rien passé du tout.

Je suis restée dormir, et il ne s’est rien passé malgré ses nombreuses tentatives. Oui oui, SES. Ce qui me porte drôlement à croire qu’il ne me respecte pas ou que, ce que j’exige d’une amitié entre nous soit au-dessus de ses capacités. (Je lui ai préalablement demandé de ne plus m’embrasser, etc.)

Alors, que penser d’une affirmation comme: « Qui sait, peut-être que quand j’aurai fini de réfléchir et prendrai une décision, ce sera toi la femme de ma vie… » ?

Est-ce que j’ai besoin de savoir que j’ai été manipulée? Hum? … Il me croit si prévisible… si naïve? Je lui ai tendu une perche qu’il n’a su attrapper. Maintenant, la balle est dans son camps, qui sait, peut-être pour très, très longtemps… je vais prendre mes distances, c’est mieux ainsi. Ah oui, et me réactiver une fiche réseau-patate tant qu’à faire.

Et c’est ainsi qu’elle redevint célibataire…

hopper-chop-suey.jpg

Hopper. J’aime bien cette toile. Elle fait très « célibataire ».

Premier jour de l’an 2008

Premier matin de l’an 2008. 

Quelques dizaines de minutes s’étaient écoulées après la saturation de mon réseau de cellulaire, due aux nombreux appels du Nouvel An, lorsque je composai son numéro. 00h32.

Évidemment, c’était pour lui souhaiter la bonne année, j’osais espérer la deux ou troisième mais, quelle ne fût pas surprise, lorsqu’il me dit qu’il était couché et qu’il dormait… Je regrettai alors de ne pas l’avoir invité à partager ces instants, disons-le, quasi-sacrés! avec nous. Les formalités coutumières passées, je le laisser retourner à ses oreillées pour ensuite m’amuser à laisser des messages drôles sur les répondeurs de mes amis…

Premier après-midi de l’an 2008.

13h26. Je l’appelle-tu ? Je l’appelle-tu pas ? Je l’appelle…

- Allô ?
- Salut !
- Éh tu es la deuxième personne qui me téléphone aujourd’hui !
- Tu veux dire que la première, c’était moi aussi ?!

Je voulais l’inviter prendre le souper du jour de l’an avec moi, vous savez, histoire de bien commencer l’année… C’est lui qui m’a demandé si je voulais aller souper chez lui. J’ai dit oui. Ya dit « ouin, ça pas prit de temps ». J’ai répondu que j’étais pour lui demander. Il a répliqué qu’il le savait. Je lui ai lancé que NON il ne savait pas. Il a fait semblant d’être d’accord.

Premier soir de l’an 2008.

On s’est préparé une petite entrée de salade pendant que le porc et le riz cuisaient. On s’est régalés, on a bu du vin, puis on a pris le gâteau fromage et fraises que j’avais apporté. On a bu du café, joué à MasterMind nouvelle version puis à DonkeyKong sur N64.

Mon plan, c’était de repartir dormir chez-moi, comme une amie. Son plan, c’était de me garder à coucher, comme une très bonne amie… Alors, on a coupé la poire en deux: je suis restée dormir, à condition qu’il ne se passe rien, comme une vraie amie.

D’après vous, que s’est-il passé réellement en cette première nuit de l’an 2008 ?