Vague

Divagation

Archive for janvier, 2007


17e voix

Je suis la 17ème voix.

Un an plus tard, mes cordes vocales se font aller le gorgotton à nouveau: je viens de joindre une chorale de quartier pas mal trippante. Une offre qui tombe à point. Je serai ténor, la seule fille ténor du clan. Desormais, le chef devra corriger ses encouragements tel que « c’est bon les gars » par « c’est bon les gars, toi aussi Arte »! Normalement, j’aurais été mieux en alto, mais pour les besoins de la chorale qui ne comptait que 2 ténor, je me suis dévouée.

Ça va faire du bien de chanter.

Unbreak my bone!

Au moins, il n’est pas cassé. Qui aurait cru qu’un massonite puisse faire autant de dégats? Après une analyse plus approfondie de mes rayonsX, le doc que j’ai vu m’a téléphoné pour me dire que mon os était fêlé. C’est-à-dire pas cassé, mais craqué.

Ça va faire mal longtemps. Plus longtemps que j’aurais pensé!

Le pire, c’est qu’ils ne peuvent rien faire pour moi! Ils m’ont pas fait de plâtre, si de bandage pour la tenir droite. Pas de béquilles, pas de canne, rien. « Arrange toi pour pas marcher dessus »; facile à dire… Je suis en train de développer des crampes dans d’autres muscles inconnus du pied à force de « pas marcher dessus ». Je me suis acheté 2 paires de shoeclack (60$) parce que mon pied n’entre dans aucune de mes chaussures ni bottes. J’ai acheté pour 50$ de crème, tampons alcoolisés, compresses, filet, ruban gommé, plasters géants… et là je dois pratiquement m’en remettre à Jeezus. Yé.

Au moins, yé pas cassé mon os.

Quand la TV s’en mêle

Entre deux buzz, celui de mon ordinosaure préféré et celui de ma chauffrette qui compense pour le chauffage défectueux, j’ai le cerveau qui tourne à 100 à l’heure. Mais vous n’entendrez pas son bruit. C’est un son qui demeure dans ma tête… comment vous le décrire… un peu comme une pièce remplie de téléviseurs affichant un poste différent chacun et ayant le volume au max.

Festifilm a besoin de formateurs pour l’an prochain. Ça me démange. Ah ça me chicotte. Ah ça serait… hot.

Et là, dans ma tête, ya le Poulet Prime Minister qui me vante le bien fondé de l’éducation publique, ya Charest qui me dit d’aller au privé, pendant que Virginie me dit que des écoles, ont s’en fou l’important c’est les enfants, et Colette-météo ne prédit rien de bon.

Ya de quoi être mêlée!

Ça brûle

Quand on reçoit une nouvelle comme ça, tsé le genre de nouvelle qui te mets hors de toi-même, qui t’empêche de dormir le soir, qui vient chercher au creu de toi-même tes passions les plus ancrées, tes convictions les plus profondes et que tu n’as le droit de rien dire… je peux rien dire. Juste observer. Par respect pour mon frère, je ne dirai rien. Mais ça chauffe, ça me brûle en dedans. Ça me fait pleurer même. Je peux pas croire ce qui arrive, c’est trop injuste. Ça me donne envie de vomir.

… mais encore

Ce qu’il y a de plus le fun avec mon gros orteil, c’est d’avoir mal au bras et faire de la fièvre à cause de lui.

 

Ils m’ont vacciné hier. Tétanos. Grrr.

 

Et demain je dois retouner faire changer mon pansement à la clinique.

oh boy!

La Madame passe sur Vu d’ici!

urgent

besoin de trouver un mot de passe

quelqu’un peut m’aider?

 

Les joies du gros orteil

C’est quand on peut plus s’en servir qu’on apprécie les joies que nous procure le fait d’avoir un gros orteil en santé.

D’abord, quand ton gros orteil va bien, tu peux marcher normalement, marcher vite et même courir. Quand ton gros orteil est souffrant, tu déposes le pied sur la partie extérieur sans trop t’appuyer dessus ce qui occasionne le boitage et la stupéfaction de tes collègues: « Ben voyons, cossé t’as? » à répétition.

Ensuite, quand ton gros orteil va bien, il est d’une grosseur normal et entre parfaitement dans ton soulier ou dans ta botte. S’il va mal, comme le mien, et qu’il fait froid, comme aujourd’hui, tu dois mettre: un bas de cotton, un bas de polar, un foulard enroulé et bien ficeler le tout dans un sac de plastique pour aller au travail. Très chic et tendance.

Aussi, quand le gros orteil n’a rien, tu n’es pas obligé de quitter le travail sur l’heure du dîner en disant à ta boss: « Oui euu, je dois partir à la clinique car mon orteil saigne encore, j’espère être là demain ».

Finalement, la plus belle joie d’avoir un gros orteil en santé est de ne pas être obligée de canceller une date avec un colombien-sexy avec qui on était supposé d’aller… danser.

*soupires* outch.

*cri de mort*

10h00. Isa, miniRaph et moi venons de terminer d’écouter le Banquier chez-elle. On a trouvé Julie poche et les concurrents pas mal trop motivés. J’enfile mon manteau, bisou-bisou, je rentre à la maison tranquille. 10h20.

En arrivant, 10h25, je trouve une note du concierge: jeudi 14h calorifer. (c’est sa faute de français, pas la mienne) Bon enfin! Je vais peut-être finir par avoir du chauffage dans ma chambre… Je saute dans mon pyjama, j’ouvre mon courrier et me dis que je devrais ramasser les sous-vêtements qui traînent dans ma chambre. J’ai cette phobie stupide quand le concierge s’amène chez-moi lorsque je suis absente… Je l’imagine en train de reniffler mes affaires et ça m’écoeure. Bref, vais donc à ma chambre pour effacer toutes traces de ma féminité quand j’ai la brillante idée de vérifier le calorifère. Il est froid. Tient ya un petit courrant d’air. J’essaie, sous le rideau blanc, d’enlever le panneau 1/4 de pouce de massonite qui fait 1m carré (assez lourd) pour vérifier par où l’air froid entre et…

*pause* Oui, il y a des panneaux dans mes fenêtres la nuit sinon je dors pas à cause du réverbère dans ma fenêtre…. d’ailleurs, je vais régler ce problème-là en fin de semaine en achetant de beaux rideaux opaques chez IKEA.

… donc je m’aventure à l’aveuglette avec les panneaux et arriva ce qui devait arriver: 2 panneaux tombent. Les deux tombent sur ma grosse orteille gauche. 10h45.

*cri de mort*

Je me tord de douleur, ça pisse le sang. J’ai l’ongle bleu-mauve-blanc-noir et j’ai rien d’autre que des petits plasters de feluettes… J’appelle Isa. Isa, c’est ma meilleure amie, et c’est aussi une infirmière à qui je vais payer un sushi très bientôt pour m’avoir secourrue. Elle m’a apporté tout ce qu’il fallait pour pas que je transforme mes draps santé beiges en draps santé rouges. Et, d’après elle, ça se peut que l’ongle tombe. ERK. Vraiment badluckée.

Petit scoop!

Même si je râle que mon emploi ne me satisfait plus autant qu’avant et que, au bout du compte, je note plus souvent de points négatifs que positifs, je suis malgré tout heureuse de vous annoncer que je vais officiellement signer mon 3ème contrat demain. Contrat qui prendra fin le 28 juin prochain. Ce qui veut dire que la prof que je remplace est vraiment en dépression profonde. Ça veut aussi dire que j’ai une job assurée jusqu’en juin, donc une paye décente jusqu’en juin, et que mon magnifique nom apparaitra pour la première fois sur la magnifique liste de rappel en août prochain grâce à ce contrat. Ça ne veut cependant pas dire que j’aurai une job assurée l’an prochain, loin de là.

Je regarde toujours aux alentours…