Vague

Divagation

Archive for avril, 2006


Un joyeux non-anniversaire

J’ai demandé des fous rire à mon anniversaire,
non? Et bien on m’en a donné une partie hier soir…

Vendredi
soir, Sakéo, coin Fullum et Mont-Royal. Pour un fou rire garanti, amenez
quelqu’un dont c’est l’anniversaire là -bas. Après 3 minutes
de:

Happy happy happy birthday
Happy happy happy birthday
Happy
happy happy birthday

… sur du boum boum très fort
dans les hauts-parleurs du resto, si vous ne riez pas à gorge déployée…
moi j’étais rouge betterave!

Mariette

Cet après-midi là , nous étions au chalet de feu
mes grands-parents paternels, un des nombreux après-midi d’été passé lÃ
-bas étant jeune, près du lac St-Joseph. Je me souviens de ton reflet
dans la glace, j’étais allée vous trouver à la salle de bain du premier,
celle avec le bain sur pattes que j’aimais tant. J’avais neuf ou dix ans,
je ne sais plus, mais c’était la première fois qu’on me montrait Ã
appliquer du fard sur mes joues. Encore aujourd’hui, c’est à toi que je
pense chaque fois que j’ouvre un compact de rouge.

Je me souviens de
tes exclamations grandioses et dithyrambiques à chaque souper, chaque Noël
en entrant dans la maison de ton frère, mon père. C’était chaque fois la
même chose : « Que c’est beau chez-vous!… la maison familiale! Ah le
sapin! Ah les lumières! Allo ma belle, Joyeux Noël! »… et là tu me
tendais tes paquets, toujours plus nombreux d’années en années… et un
sac en papier de la SAQ avec ton Ernest & Julio Gallo préféré
dedans…

Combien de fondues chinoises, combien de souper de famille
seront différents maintenant que tu n’es plus là pour les animer de ton
rire contagieux, je l’entend encore qui raisonne, et j’espère ne jamais
l’oublier.

Une femme forte, courageuse, autonome, cultivée, une
grande dame, un model pour moi, je te l’ai dit Tanie, que tu étais un
model pour moi. Tu étais là à mon baptème, à ma confirmation, ma remise
de diplôme universitaire, je t’ai présenté mes copins, tu as visité
mon premier local de prof, mon premier appart, tu es venue à mesÂ
spectacles, tu connaissais mes amis par leurs noms, tu faisais tellement
partie de ma vie…

Nos conversations vont me manquer.

Tu me
manques.

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src="http://vague.sprey.net/wp-content/uploads/2006/04/tanie3.jpg"
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26 décembre 2005, jour de tes 67 ans.

Un ange passe

Le soleil est de retour.

Tanie nous quitté
cette nuit.

C’est sûrement toi qui brille en haut.

Ce matin dans mes sentiers

Sur Papineau, un punk vert et rose m’a dit: « Dieu a
dit: Donnez de l’argent à ce gars-là pour qu’il mange ce
soir ».

Sur Rachel, en sortant du guichet, deux petites vieilles
comptaient leurs billets de 20$ et de 50$ dans leur voiture.

Coin de
Châteaubriand, un, deux, trois apparts à louer qui ont l’air vachement
cool.

Sur St-Denis, (le sosi de?) Yann Perrault est sorti d’un
truck vert avec un complet à la main.

Je suis une mouette… not.

Je suis une dormeuse légère:
Aujourd’hui, je me suis fait réveillée par un voisin qui battait sa femme
en pleine rue à 5h du mat.

Je suis une comète: À
7h20, j’ai rêvé que j’étais une animatrice de radio. Alors que ça
faisait une heure que mon cadran fonctionnait, Ã Â 8h21 je me suis
finalement levée. 9h03 — arrivée au travail.

Je suis une
chanceuse:
Ce midi, Orlando Bloom m’a servi des brushettas
gratinées de rêve.

Je suis une enfant gâtée
pourrie:
En rentrant, j’ai reçu des cocos de Pâques par la
poste, directly from Belgium.
Miam.

Je suis une héroïne: Quel beau
compliment!

Je suis une fervante admiratrice: Ce
soir, href="http://artemisia.foolong.org/2006/04/11/la-centaine/">Mathieu
avait une grippe d’homme et malgré ça, il a fait tous les mouvements de
pilates sans efforts. C’était beau à voir.

Contradictions

M’éclater, danser, rire, chanter… j’ai envie de
tout ça en même temps. M’éclater la tête sur le trottoir, puisqu’elle
passe en boucle ces images terrifiantes que j’ai vu vendredi… ma tante
mourrante, d’une part, et ce tatoo de Jésus sur le chest d’un samouraï
beau à m’en croquer les orteils, de l’autre.

Sauter et courir la
galipote alors que ma jambe n’est pas guérie, rien de bien prudent, je me
croquerais l’orteil que je ne sentirais rien. Mon coeur vit d’eau
fraîche et l’eau chaude ne se transformera pas en vin de si tôt! Quoique
ma bouteille de porto n’est pas encore terminée, je pourrais l’enfiler
derrière ma luette sauf que je m’étoufferais sûrement à cette heure,
10h51, vraiment trop tard… et ne pourrais pas être réformée demain.

Des gouttes et des plûmes

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/>
Â

Il pleut il mouille, ce n’était pas la fête de la
grenouille mais plutôt celle du singe et des href="http://flickr.com/photos/36804638@N00/133693412/in/photostream/">quelques
geeks fous réunis pour se taper dessus avec des oreillées à plûmes,
carré Dorchester! Peu de gens, en ce début d’avril, et autant de fighters
que de photographes / curieux se sont déplacés sous la pluie fine… ce
n’était pas la mob du siècle certes, mais ce fût plaisant à regarder,
de loin.

Y’avait tout plein de blogueurs et pourtant, je n’en ai vu
que deux: lui, pis href="http://www.rappaz.net/">lui. Qui ne m’ont href="http://www.alexlauzon.com/je-blogue/2006/societe/la-guerre-des-oreillers.html">pas
vu. Martine, href="http://blork.typepad.com/blorkblog/">Ed, href="http://www.edito.qc.ca/">François et href="http://www.rundom.com/houssein/">Houssein, que je n’ai pas vu,
étaient également présents. Faut dire que Gen et moi, en retard qu’on
était, on s’est tenu à l’écart. Et de noir vêtue, on s’est fondu dans
la foule.

Toutes les photos href="http://flickr.com/groups/pillowfightmtl/pool/">ici.

Entre les deux…

J’essaie de condenser, de contenir tout: joie,
peine, furie, peur. Je deviens neutre. Vivre un extrême ou l’autre me fait
perdre trop d’énergie et de temps. Je vis trop d’émotions en même
temps, c’est comme s’il n’y en avait pas du tout. Trop, c’est comme pas
assez, qu’il disait.

Une fatigue accablante m’a bercée toute la
journée, juste assez pour me sentir au bord du sommeil sans pour autant
m’endormir. Je flotte. Je suis fatiguée. J’aime et je déteste, je vis et
je meurs, je ris et je pleurs, intérieurement, d’une façon toute aussi
violente l’une que l’autre. Je dis: je vais bien; oui, entre les deux tout
va bien, pourvu que je ne bascule ni d’un côté, ni de l’autre. La ligne
est mince.

href="http://www.flickr.com/photos/36804638@N00/133283123/"> id="image1218" height="96" alt="mince.JPG"
src="http://vague.sprey.net/wp-content/uploads/2006/04/mince.jpg" width="127"
/>

Je ne puis que me livrer ici, sur ce journal.

Son
visage me hante. Sa respiration latente et bruyante, ses yeux. Des yeux
creux qui ne savent où regarder. Quel horrible souvenir. Qui m’effraie.
J’avais peur. C’est terrifiant ce que la mort peut me faire horreure, ce
que la souffrance peut me répugner.

Du coup, je suis heureuse etÂ
fière. Petite fierté pour mon petit moi, qui survie et qui se relève. Qui
fait la paix avec quelques souffrances. Mon petit moi qui garde le
contrôle, qui prend le taureau par les cornes et le dompte, ce qui
encourage monsieur LaPoire. Vous ne le connaissez pas, celui-là , mais je
risque de parler de monsieur LaPoire quelques fois. C’est mon guide, si je
puis dire.

Et je pense que j’ai mal à cause de vous, de vous cinq.
Je ne me sentirai jamais coupable de vous évincer de ma vie tel que vous
l’avez fait avec moi, sans pitié aucune. Les ponts, vous les avez
vous-même jetés au fond du ravin, je crains que vous ne puissiez les
rebâtir. J’éloignerai les rives de toutes mes forces. Plus personne ne
veut de vous par ici, pas même moi qui vous chérissais tant. Monsieur
LaPoire me l’a demandé: Croyez-vous qu’un jour il vous sera possible
d’aller vers eux et de les remercier? Non, jamais, Ã tout le moins, pas
dans un avenir rapproché, lui ai-je répondu. Monsieur Sonpère me l’a
demandé ainsi : Crois-tu qu’un jour, des ponts pourront se bâtir Ã
nouveau, entre eux et toi? Non, je ne sais pas. Ils se sont rencontré, sans
moi. Sans moi. Je n’ai rien à leur dire, ni rien à me reprocher. Rien
sauf de n’y avoir pas vu clair dans son jeu, de l’avoir mal lue, comme
toutes les autres, d’avoir interprété son hypocrisie comme de l’amitié.
LÃ est la seule faute que j’ai commise. Tu ne m’y prendras plus. Et si je
t’y vois, je te grafignerai le visage de mes ongles. Je n’ai jamais
détesté quelqu’un plus que toi je te déteste. Je te déteste.

Et
je revis, car c’est le printemps. Je bouillonne d’activités. Je me plais
bien. Je suis choyée par mes amis, ma famille. De grands bonheurs se
préparent, comme de grands malheurs n’arrivent jamais seuls. La ligne est
mince entre malheur et bonheur, si elle existe, je suis en plein milieu. Le
chemin est étroit et je m’efforce d’y rester puisque l’un semble faux et
l’autre, destructeur.

Up and down

Birthday birdday lemmy fly away

Je vis mon
anniversaire un peu chaque jour, éparpillée.

J’ai finalement
trouvé un ordi au Star Café… J’apportais du soleil, je lui apportais
aussi une jolie carte fleurie avec des mots de réconfort, de chaleur et de
printemps, quand j’ai su qu’elle ne me parlerait plus jamais. J’ai vu son
corps fragile se débattre pour survivre, quasi comateux. Elle a senti ma
présence, j’en suis certaine, et j’ai déposée ma missive cachetée
près de la croix laissée par le prêtre qui lui a donné les derniers
sacrements ce matin. Hier heureuse, aujourd’hui, triste. Je voulais tant
lui parler encore une fois.

Byebye href="http://artemisia.foolong.org/2006/02/28/lesperance/">Tanie.

Je
t’aime.

Ben ouais, c’est aujourd’hui!

J’ai 28 ans!
28 sourires de gars
28 fou rire,
en ligne
28 commentaires de bonne fête

C’est tout ce que
j’aimerais :)