Laroque/Auger
Débat sur le conflit: dimanche 12h30 Ã
TVA.
Ici le Cours Conflit 101
(Ã suivre avant le
débat)
Les revendications sont
simples:
- équité salariale
- services éducatifs
adaptés aux besoins
- ne plus avoir de groupe en
dépassement
Dépassement
Mon école a des
groupes en dépassement, soit plus de 32 élèves. Ce n’est pas nouveau.
Pourquoi? Parce qu’on a fermé des écoles dans ma commission scolaire et
relocalisés les élèves car c’est plus rentable d’avoir des écoles qui
débordent plutôt que des écoles qui n’atteignent pas la pleine
capacité. Et c’est comme ça dans plusieurs commissions. On manque de cash
dans le monde de l’enseignement et les commissions font ce qu’elles
peuvent pour survivre, je comprend ça, mais pendant ce temps c’est nous
qui trimons comme des débiles.
Services
adaptés
CC1, CC2, CC3, CP1, CP2, CP3, PAO, PP etc. Des
cathégories d’élèves qui ont un retard d’apprentissage d’un an, deux
ans ou trois ans, des élèves en troubles de comportements, déficiences
légères ou sévères (psycho-pathologie). Il y a des profs formés pour
ces élèves. Ces derniers sont des titulaires, comme au primaire, et passe
toutes les matières avec eux. Le problème ne se situ pas là . Le
problème, c’est les élèves dits TC. Les TCs sont des élèves qui ont
des problèmes d’apprentissages et/ou comportemental comme un déficit
d’attention important, et autres. Des élèves qu’on nous remet sur les
bancs d’école, sans appui, sans aide. C’est tout juste si l’identité de
ces élèves est connue des profs (sous prétexte de confidentialité).
Souvent des élèves qui draînent l’énergie du groupe vers le bas,
retarde la classe, ils demandent un suivit constant du prof. Et à part les
TC reconnus, il y a les TC non-reconnus. Ceux qui étaient TC l’an passé
et qui, en changeant d’école, sont devenus tout-à -coup normaux. Comme par
magie, pfuit!. Ceux-là sont plus difficile à trouver, mais croyez-moi,
quand tu en as un dans ta classe, tu le sais exactement c’est qui. Et
croyez-moi, il y en a plus qu’on pense…
L’équité
salariale
L’an passé on nous a imposé le fameux 32
heures. Voici sa description, qui en passant, ne nous laisse que 9 heures
par 9 jours de travail personnel (on va dire 1 h/jour) pour corriger,
planifier, appeller les parents, faire des photocopies, courrir après les
travaux, etc…
Tâche éducative d’un enseignant à temps
plein sur un horaire de 9 jours: 3240 minutes. (ben oui, ils
comptent les MINUTES).
1. Tâche d’enseignement :
1800 minutes.
Il s’agit des périodes de cours.
2. Tâche
complémentaire: 360 minutes.
LÃ -dedans, 20 minutes nous sont
accordées pour les activités. 340. J’ai droit à une période (60 min.)
de récupération pour mes élèves. 280. Je n’ai pas de libération, ni de
temps alloué pour l’encadrement. 280. Je dois donc obligatoirement me
prendre de la surveillance ou une activité parascolaire. J’ai pris 2
surveillances de retenue le midi (60 m. X 2). 160. Ces midis-là quand
est-ce que je mange? On s’en fou. Il me reste 160. J’ai pris une activité
(2 soirs X 75m.). Je les ai fourré de 10 minutes. Yes.
3.
Tâches fixées à l’horaire par la direction: 216 minutes.
Il
s’agit des rencontres de secteurs et de départements.
4.
Tâche non fixée à l’horaire, acceuil et déplacements: 216
minutes.
Il s’agit d’être présent dans la classe 5 minutes avant et
après le cours. 24 périodes X 10 minutes: 240. On se fait fourrer de 24
minutes.
5. Tâche non fixée à l’horaire, temps de
présence: 324 minutes.
Je n’ai aucune idée c’est quoi. Je me
fais sûrement fourrer.
6. Travail personnel non fixé Ã
l’horaire: 24 minutes.
Wow, quelle
générosité.
7. Travail personnel fixé Ã
l’horaire: 513 minutes.
Avec le travail non fixé, ça fait le
9 heures que je vous parlais tantôt.
Total: 1800 + 360 + 216 + 216 +
324 + 24 + 513 = 3456.
3456 minutes sur 9 jours, rapportées sur 5
jours = exactement 32 heures.
Sauf que plus haut j’ai écris 3240.
Et c’est bien ce qui est écrit sur ma feuille. Qui a fourré qui? Je le
sais pas. Mais je sais une chose: c’est que je fais plus que 32 heures par
semaine anyway et ça, ce n’est pas reconnu. Ce n’est pas reconnu ni par
la population, ni dans notre propre milieu. C’est pour ça qu’on se bat.
Parce qu’on se fait fourrer à tous les jours.
De plus, le salaire
ne suit pas l’inflation, ni les autres professions.
Pour le « temps
supplémentaire » qu’on fait à l’année longue, que je n’entende plus
JAMAIS parlé de nos 7 semaines non rémunérées de l’été.
Ah
oui, et j’ai également appris que, sur nos heures de « travail personnel
fixé à l’horaire », le directeur aurait le droit de nous demander de
remplacer parce qu’on est « disponible et sur place ».